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mercredi 20 août 2008

Ils arrivent !

La date du 3 octobre est arrêtée pour la livraison des 2 Dadous. Encore quelques semaines à attendre !
Ils sont arrivés en van vers le milieu de l'après midi... Je les ai regardé descendre : d'abord Orlane, assez nerveuse et agacée, puis Mendiant indifférent, plutôt calme..
Nous les avons libérés de leur licol et de la longe et laissés se dégourdir les pattes dans leur tout nouveau pré... Le temps de régler quelques affaires et le van est parti...

Je me suis retrouvée dans le pré avec MES chevaux, les bras ballants, L'air con très certainement ! Je n'y croyais pas encore... Je les ai caressés, observés, commencé à cerner leur caractère... Premier contact très concluant, mais la route sera encore longue : il faudra apprendre à se connaître... Un apprivoisement mutuel nécessaire, dont on ne peut faire l'impasse pour qu'une vraie relation de confiance se crée...

mardi 19 août 2008

On ne se décourage pas !

Un peu refroidie, mais la passion a repris le dessus. A nouveau en quête d'un cheval et cette fois, pas question de s'emballer trop vite.
Patience, réflexion et... bon sens sont mes devises.
Consultations d'annonces, coups de fils, quelques visites... Rien de concluant.
Et puis, je tombe sur une annonce du site internet "Cheval Annonce" (http://www.chevalannonce.com/) : une jument TF réformée des courses nommée Quetsh. Jolie juju baie bien faite, prix abordable... J'appelle.
Une nana super sympas me répond : la juju est déjà vendue, mais il y en aura d'autres !
La fille en question s'appelle Agnès. Emue par le sort tragique très souvent réservé aux chevaux de course qui ne sont plus ou pas rentables, elle a décidée de mener campagne afin d'en sauver un maximum ! A coup de visites chez les propriétaires et entraîneurs, elle essaie de sauver de la boucherie les trotteurs français et pur sangs pas trop "abîmés " par le monde des courses et pouvant être placés chez des particuliers pour explorer de nouvelles disciplines équestres ou pour y couler une retraite heureuse tout simplement...Tel est l'honnorable combat d'Agnès.

Au téléphone, elle m'explique que la période de sélection des meilleurs chevaux va commencer et que c'est à ce moment là que les plus mauvais sont sacrifiés. Peut être y aura-t-il parmi eux celui qui me conviendra... Agnès me demande alors quel est mon niveau d'équitation, quelle discipline j'affectionne particulièrement, ce que je souhaite faire avec le cheval... Elle cherche à savoir qui je suis pour me proposer LE Dadou, celui qui me correspondra le mieux...Elle me demande de patienter un peu : "je te rappelle dès que je tombe sur ce que tu cherches."

Je visite très régulièrement son site internet : "cheval de coeur" (http://www.chevaldecoeur.fr/) dans lequel elle répertorie tous les Dadous en sursie qu'elle a pu trouver.
Parmi eux, Mendiant, hongre noir de 7 ans pour lequel elle me recontacte quelques semaines plus tard. Une rencontre est programmée pour la semaine suivante : RDV chez elle dans le Puy de Dôme.
Le cheval est chez sont propriétaire, il ne court plus... Bon caractère, belle tête, se laisse bien manipuler... Il me plaît bien... Je vais réfléchir (vous savez... ma devise...).
Sur le chemin du retour, Agnès me propose de passer voir une jument dont elle m'avez déjà parlée : Orlane, jument baie de 5 ans. Le "détour" nous conduit dans un énorme élevage. La mémère est "garée" là, en padock, au milieu d'autres chevaux qui semblent bien mieux traités qu'elle : cloches, sabots ferrés... Visiblement elle encombre... La pauvre bête semble un peu farouche, ne se laisse pas caresser et s'enfuie derrière les autres chevaux à l'arrivée d'un employé dans le pré...
Bon... Il faudra bien un compagnon ou une compagne à Mendiant SI je le prend (toujours ma devise !).
Je me laisse donc le temps de la réflexion et propose à Agnès de la rappeler dans le week end pour lui donner ma réponse.
Le soir même, grande discussion à la maison avec mon mari. Riche de ce que j'avais vécu avec Scorpio je ne voulais pas renouveler l'erreur de me planter. Nous avons retourner la situation dans tous les sens, peser le pour et le contre et finalement la sollution nous est apparue évidente...
C'ETAIT DECIDE, "D'UNE PIERRE, 2 COUPS" : NOUS ACCUEILLERONS MENDIANT ET ORLANE A LA MAISON !

lundi 18 août 2008

SCORPIO : premiers déboires...

Mon premier cheval que je n'oublierais certainement jamais :
SCORPIO


Me voici donc à éplucher les annonces de la presse écrite et de sites internet pour trouver LE loulou qui me conviendrait.

En mars, je prend contact avec la propriétaire d'un poulain pie noir de 9 mois, OI. Un superbe bébé affectueux, proche de l'homme, bien déssiné, à la robe bien tâchetée, qui promettait d'être sublime à l'âge adulte. Je craque litéralement ! Je reviens le voir plusieurs fois. Et puis, en avril, malgré les réticences de mon mari à adopter un jeune poulain non éduqué, je prends ma décision : ce sera lui, SCORPIO !

JE SUIS ALLEE DROIT DANS LE MUR !
Je suis lancée dans une bataille perdue d'avance. OUI, élever un poulain, ce n'est déjà pas chose facile pour les personnes expérimentées et moi, sans aucune notion en dressage, je me suis, bien entendu, plantée en beauté !
Le Loulou, aussi mignon soit-il, a commencé à prendre le dessus : oeil qui tourne, tentatives de coup de pied, oreilles baissées... et je ne savais pas comment redresser la barre car plus que novice en la matière.

Pour son équilibre à lui, pour ma sécurité et surtout celle de mes enfants, je me suis résignée à le vendre à quelqu'un de plus expérimenté et qui ne le bousillerait pas, alors que je l'aimais énorménent.
Aujourd'hui encore, cet échec me reste en travers de la gorge. J'ai bien failli laisser tomber l'idée d'avoir mon propre cheval. J'avais le moral à zéro, je me trouvais nulle.
Culpabilité quand tu nous tiens !

JE ME SUIS DONC CASSEE LA GUEULE ROYALEMENT !
Les mauvaises expériences nous font prendre conscience de nos limites et nous permettent de ne pas refaire 2 fois la même erreur.
"C'est en forgeant qu'on devient forgeron" paraît-il. C'est en tout cas le seul argument que j'ai trouvé pour me rassurer... Mais c'est aussi la réalité.

Du rêve à la réalité...

...Où comment je me suis décidée à réaliser mon rêve de petite fille.

J'aime les chevaux depuis ma plus tendre enfance.
Ces majestueux animaux, incarnation de la beauté, de la puissance, de la liberté.
Tableaux de gallops effreinés, chevaux qui se cabrent ou ruent. Mais aussi fidélité, respect de l'homme et désir de satisfaire aux exigences de celui-ci qui en font son meilleur ami.
Tout ce que Mère Nature avait de plus beau à donner à un être vivant, elle en a doté le cheval.

Mon rêve de petite fille : avoir un jour le mien.

A la fin de l'hiver 2007, mon mari me dit : "Tu devrais prendre un cheval, tu adores ça. Et puis ça te changerait les idées : tu aurais une occupation rien que pour toi." Il est vrai que le quotidien ne me laissait guère le temps de m'occuper de ma petite personne. Jeune professionnelle à 22 ans, première fois maman à 23 ans, un second bébé à 26 ans, une grande maison souvent en travaux à entretenir... Une vie bien remplie et le moral dans les chaussettes !
Il faut bien dire que je me suis un peu oubliée dans tout ça. Manque de temps et parfois plus la force de me poser ne serait-ce qu'un petit moment et ne penser qu'à moi, faire ce qui me plaît.
Et puis, il y a ce sentiment de culpabilité, ressenti par beaucoup de mamans : "mes enfants ont besoin de moi, mon mari aussi. Il y a le ménage à faire, les courses, les repas. Je serais égoïste si je les néglige pour penser davantage à moi."
Je me suis aperçue, en y réffléchissant un peu, qu'on s'octroie souvent trop de devoirs et qu'on se donne souvent plus de travail qu'il n'y en a réellement. Et par expérience je sais que "se négliger" soi-même n'est pas bon pour le moral ! J'avais l'impression de ne vivre qu'à travers les autres, en l'occurence mes enfants, mon mari, le boulot. Je m'étais presque effacée physiquement et psychologiquement sur le plan social et proprement personnel. J'avais limitée ma vie à mon petit cercle familial et mes relations de bureau.
Un beau jour, j'en ai eu marre : personne d'autre que moi ne m'obligeait à mener cette vie trop "plomplon" et les premiers mots qui me sont venus à l'esprit pour décrire mon sentiment ont été "je me sens moisie, je me sens vieille". Se dire ça à 27 ans, CA CRAINT DU BOUDIN ! Si je ne profite de ce que la vie a à m'offrir maintenant, je ne le ferais jamais ! Femme active, maman, épouse, je me suis volontairement mise face aux responsabilités de la vie, mais hors de question de me sacrifier en n'existant que pour les autres !
J'ai donc pris mon cul à poignée et ai accepté la proposition de mon mari super motivé et bien décidé à s'investir personnellement pour me faire plaisir et me rendre heureuse ! Comme d'habitude il avait une sollution à tous les problèmes : où trouver des prés, comment faire les foins, estimation du coût du maréchal ferrant, du véto... Bref, tout a été passé en revue et nous avons fini par juger le projet réalisable !
Me voici donc, à la fin de l'hiver, à la recherche d'un Dadou.